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CSAL du 11 juin 2026 : déclaration liminaire

Le CSAL s’est ouvert à 9h30.

Les élus ont lu la déclaration liminaire ci jointe :

"Monsieur le Président,

Depuis plusieurs mois, les guerres impérialistes menées par Trump et Nétanyahou bafouent le droit international et assassinent des populations civiles. La CGT rappelle son engagement pour la paix et tient à dénoncer l’inaction et la complaisance du gouvernement Macron-Lecornu à l’égard des provocateurs de guerres.
En plus de ces drames, les conséquences économiques de ces conflits sont la reprise de l’inflation et des hausses conséquentes des prix notamment des carburants et produits alimentaires qui impactent fortement les travailleurs et les plus précaires.
En France, les politiques menées par Macron et Lecornu n’apportent pas de solutions concrètes pour les travailleurs. Ils poursuivent leurs politiques antisociales et régressives au profit du capital. Ils préfèrent les coupes budgétaires plutôt que la taxation du capital !
Le gel du point d’indice impacte fortement les fonctionnaires. La hausse du Smic de 2,4 % au 1er juin conduit à ce que 862 000 fonctionnaires soient rémunérés en dessous du SMIC.
La « smicardisation » du traitement de fonctionnaires n’est pas nouvelle, depuis des années les bricolages successifs à la petite semaine sur le bas des grilles n’ont pas apporté de solutions pérennes. Depuis 2000, l’inflation en juin 2026 s’élève à 54,5 % alors que de la valeur du point n’a augmenté que de 15,37 %.
La seule option pérenne résulte pour la CGT de deux mesures :
1. le rattrapage de l’inflation par une augmentation de 33,91 % du point d’indice ;
2. son indexation sur l’inflation !
Par ailleurs, la CGT tient une nouvelle fois, à vous alerter sur la dégradation continue des conditions de travail dans notre DRFiP.
Depuis plusieurs années, les restructurations incessantes, les suppressions d’emplois, la perte de sens des missions et la pression toujours plus forte exercée sur les personnels conduisent à un profond malaise dans les services. Ils sont épuisés, confrontés à une charge de travail croissante, à des objectifs déconnectés des réalités du terrain et à un manque de reconnaissance devenu insupportable.
Cette situation n’est pas le fruit du hasard. Elle résulte de choix politiques assumés visant à réduire les moyens du service public et à transformer notre administration en une structure pilotée par des logiques comptables afin à faire toujours plus avec moins. Au lieu de miser sur le collectif l’administration préfère mettre en concurrence les agents et les services entre eux en privilégiant le credo de la performance.
Pire, dans de nombreux services, les agents sont exposés à un management toxique. Sans arrêt, des agents sont victimes de réprimandes, de violence verbale, d’humiliations et subissent des exigences infondées ou contradictoires. Leurs droits légitimes sont bafoués par des comportements autoritaires inadmissibles. Au mieux, ils sont infantilisés, au pire ils sont agressés.
Pensez-vous qu’il soit acceptable de venir au travail avec la boule au ventre, de pleurer au bureau ou d’être terrorisé à l‘idée de revenir dans son service ?
Quand la DRFiP prendra-t-elle réellement en compte ce sujet ?
Il est grand temps d’édicter des règles claires, permettant d’éviter l’arbitraire dans les relations hiérarchiques.
C’est pourquoi nous vous demandons un plan d’action pour former l’encadrement à ses missions et des mesures effectives pour faire cesser les abus d’autorité, les discriminations entre les agents et le management toxique de certains chefs de service.
Conformément à l’article L.4121-1 du code du travail, les élus CGT vous rappellent M. le Président votre obligation réglementaire à protéger la santé physique et mentale des travailleurs.
La CGT revendique :
• le rattrapage de l’inflation par la hausse immédiate du point d’indice de 4,922783 € à 6,592195 € ;
• l’indexation au 1er juillet 2026 du point d’indice sur l’inflation ;
• des effectifs à la hauteur des besoins réels des services ;
• l’arrêt des suppressions d’emplois ;
• le maintien et le renforcement des missions ;
• une véritable reconnaissance du travail des agents ;
• des moyens humains et matériels garantissant un service public de proximité, de qualité et de pleine compétence ;
• une politique fiscale plus juste et plus efficace au service de l’intérêt général.

Pour finir les élus vous remettent une pétition des évaluateurs domaniaux qui réclament le versement des primes prévues pour les inspecteurs travaillant en direction à savoir l’ACF « expertise encadrement » et l’ACF « sujétions particulières » "

Article publié le 11 juin 2026.


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