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BOYCOTT du CSAL du 18 novembre 2025

Ce mardi 18 novembre nous sommes convoqués en Comité social d’administration local avec à l’ordre du jour la « rénovation de la méthode d’allocation et de gestion des emplois à la DGFIP »

Cette réforme n’est que la déclinaison d’une réforme nationale initiée par la DG en s’appuyant sur un rapport de l’IGF de 2023 dont la communication a été refusée aux organisations syndicales !

Cette nouvelle méthode de comptabilisation vise à supprimer l’actuel TAGERFIP et les milliers d’emplois vacants qu’il contient !
A la place une comptabilisation en Équivalents Temps Plein à un moment de référence est mise en place. Le nouveau mode de calcul fait disparaître les emplois vacants et ne tient plus compte que de effectifs en poste pour identifier des « surnombres » dans les services et réaffecter ces emplois en « surnombre » dans des directions, familles de services ou services moins dotés.

Or la DGFIP subit des suppressions continues d’emploi et affichait un taux de vacances de plus de 5% début 2025. Cette méthode vise uniquement à effacer le manque d’effectifs à travers le disparition de la notion de vacance et instaurer une forme de concurrence entre les directions et services, en définissant des services efficients ou non, régaliens ou non en niant complément les problèmes structurels des emplois à la DGFIP.

Pourtant même le secrétariat général de BERCY déclarait en juillet 2025 qu’après avoir supprimé 25 000 emplois depuis 2013 les limites en matière de réduction d’effectif avaient été atteintes à la DGFIP, parlant même de « levier épuisé ».
Ainsi dans un contexte latent de manque d’effectifs à la DGFIP et où 3000 suppressions d’emplois sont prévues sur la période 2023-2027, cette réforme vise juste à accroître et intensifier le travail des agents dans les services qui seront jugés inefficients avec comparaison sur des critères comme la masse salariale, les sommes recouvrées….

La section CGT finances publiques s’était opposé, l’an dernier, à l’actualisation des organigrammes fonctionnels qui n’en étaient pas. L’approche individuelle et non collective voulue par la DRFiP était inappropriée. Attribuer les emplois de directions à partir de l’efficience des organisations, en lien avec l’évaluation du coût de l’impôt et le recensement des fonctionnel des effectifs n’apporte aucune clarté. Derrière ces formules, une taylorisation accrue avec des taches répétitives et un travail de moins en moins de bonne qualité uniquement régit par des indicateurs quantitatifs abstraits !

Article publié le 19 novembre 2025.


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