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Conseil Commun de la Fonction Publique du 11 février

Lors de la première réunion du Conseil Commun de la Fonction Publique présidé par Monsieur Laurent Marcangeli, ministre de l’action publique, de la Fonction publique et de la simplification la CGT constate que le ministre s’inscrit dans la continuité et même dans l’aggravation des politiques de liquidation de la Fonction publique

À l’ordre du jour : austérité budgétaire avec de nouvelles mises en cause et de suppressions de toute une série de missions de service public, d’emplois publics, austérité salariale avec notamment la poursuite du gel de la valeur du point d’indice, le non-versement de la Garantie Individuelle du Pouvoir d’achat pour la deuxième année consécutive.

Dans le même temps, le ministre n’apporte toujours pas de réponse à la demande d’ouverture d’un processus de négociation sur la revalorisation immédiate et significative des traitements, de la valeur du point, de son indexation sur l’inflation, sur la refonte des grilles indiciaires, sur l’égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes.

Dans un tel contexte, alors que le ministre porte la diminution de 10 % de la rémunération versée au titre du congé maladie ordinaire qu’il a défendu au Sénat, il ose proposer un accord de méthode dans l’objectif d’améliorer les conditions de vie et de travail des personnels.

C’est irrecevable !

La CGT a porté l’exigence d’abrogation de la loi portant réforme des régimes de retraite, le maintien et l’amélioration des régimes de retraite de la Fonction Publique.

Plus largement, la CGT porte une exigence de réduction du temps de travail tout au long de la vie avec, avec entre autres, la retraite à 60 ans et la semaine de 32 heures.

Toutes les organisations syndicales ont réitéré, y compris dans un voeu commun voté à l’unanimité, leur demande de retrait de l’ordre du jour du texte organisant le passage de 100 à 90 % du maintien de la rémunération au titre du congé maladie ordinaire.

Ce même vœu a aussi fait l’objet d’un vote positif par la coordination des employeurs territoriaux et d’un vote en abstention par les représentantes des employeurs hospitaliers.

C’est donc contre l’avis unanime de l’ensemble des organisations syndicales représentatives que le ministre organise une régression majeure des conditions de vie et de travail des personnels.

Même si nous sommes loin du compte, la mobilisation du 5 décembre dernier, dès lors qu’elle aura contribué à censurer le Gouvernement Barnier, aura porté de premiers fruits : la revalorisation des retraites et des pensions au 1er janvier 2025, la renonciation du passage de 1 à 3 journées de carence, l’abandon confirmé lors de ce CCFP par le ministre du projet de loi « Guérini » - qui devait entre autres faciliter le licenciement des fonctionnaires, augmenter le volume de la rémunération au mérite, etc.

L’action paie. C’est en élevant le rapport de force que nous pouvons gagner sur nos propositions et revendications.

C’est dans ce sens que la CGT Fonction Publique proposera à toutes les organisations syndicales qui le souhaiteront de construire une première journée de mobilisation y compris par la grève et la manifestation pour imposer d’autres choix.

Article publié le 13 février 2025.


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