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Le DRFiP publie sur Ulysse Rhône un message annonçant une évolution du projet initial « Nouveau réseau de proximité ».
Point par point la CGT dénonce de faux reculs et de belles intentions qui ne nous trompent pas.
1 - « réduire les transferts de services d’une ville à une autre, notamment entre Lyon et les communes proches, en tenant mieux compte des résidences des agents et des conditions d’exercice des métiers, ainsi que des attentes des usagers et des élus. »
Il promets du sur mesure pour tous ! Il voudrait implanter des services en proximité des domiciles des agents, des usagers et en accord avec les élus !
On est tenté de dire : ben touchez à rien, il va très bien notre réseau ! Pas besoin d’une version 2 d’un projet qui va de toute façon remettre en cause une grande partie des implantations.
Rappelons que cette réforme est imposée dans le cadre de CAP2022, projet dont l’objectif est de supprimer des postes de fonctionnaires, y compris en abandonnant des missions.
2 - « renforcer notre présence sur l’ouest et le sud du département en maintenant à Givors et Tarare les 3 métiers (particuliers, entreprises, secteur local) qui y sont actuellement exercés. »
Belle promesse, qui mérite une lecture attentive : Dans l’Ouest et le Sud, il confirme le fermeture des trésoreries et le maintien de seulement deux implantations. De plus, il parle de présence métiers. Il se garde bien de préciser les structures, ce qui sous entend des fermetures de services. Par exemple maintien intégral et en pleine compétence du SIE de Givors ou pseudo antenne qu’on rayera de la carte à la prochaine occasion ?
3 - « pour 2020 ni fermeture de trésorerie ni fermeture d’un autre service. J’ai pris cette décision afin de laisser toute sa place à la concertation et pour permettre à chacun de faire ses choix individuels en ayant une connaissance précise du projet définitif. Quant à la mise en œuvre des opérations, elle se poursuivra au-delà de 2022. »
Premier constat : pas le temps d’organiser des fermetures de Trésorerie d’ici le 31 décembre 2020 mais il confirme finalement que ces fermetures seront programmées les années suivantes : belle avancée !
Mais il y aura concertation ! C’est toujours de l’affichage. Depuis début juin, une période de concertation s’ouvrait et devait se conclure début octobre. Si la direction souhaitait vraiment recueillir l’avis des syndicats pourquoi ne pas les avoir concertés en amont du projet, dès la fin d’année 2018 ? Nous avons demandé par écrit ce qui allait être soumis à discussion, ce qui ne le serait pas et nous n’avons toujours rien eu.
La seule annonce dans tout ce verbiage est que les agents pourront se positionner en ayant connaissance de la globalité du projet.
C’est bien de se positionner, mais comment ?
Il manque des éléments essentiels : la localisation des suppressions de postes et la connaissance des règles de gestion qui seront en vigueur à ce moment là.
4 - « une attention particulière aux situations individuelles. Pour chacun sera recherchée la solution permettant de concilier vie personnelle et vie professionnelle. C’est à notre portée, grâce notamment aux nouvelles possibilités offertes par les différentes modalités de travail à distance. »
De qui se moque-t-on ? Chaque agent a une situation individuelle ! Et on voudrait nous faire croire que chacun aura satisfaction ? Nous avons un scoop M le DRFIP, un sondage a montré que 97% des agents en postes actuellement à la CAE veulent rester à la CAE : vous garantissez ? Et pour les trésoreries ? croyez-vous que les collègues veulent être déplacés ? Si c’était le cas ils aurait déjà tous fait depuis des années des fiches de mutation !
Concernant la référence au télétravail, cela éclaire sur le fait que les futures implantations seront plus éloignées des domiciles des agents qu’actuellement.
Article publié le 10 octobre 2019.