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Installés dans la Nouvelle CAE, loin du beau discours de la Direction, les agents subissent avec le flex-office le manque de postes de travail et de nouvelles contraintes (stationnement, manque d’espaces dédiés pour le repas du midi hors de la cantine …) dans un bâtiment flambant neuf qui révèle de nombreuses anomalies (alertes évacuations incendie à répétition ...).
Parmi ces nouvelles contraintes les agents ont « reçu des consignes » pour gérer les déchets, qui sont aussi stupéfiantes que révélatrices de l’état d’esprit général qui à présider à la mise en place dans la NCAE.
Des poubelles sont mises à disposition dans les espaces de travail mais elles ne constitueraient que de simples commodités. Elles ne sont pas vidées par les équipes de ménages et il appartiendrait aux agents de les vider, ainsi que les cartons de récupération de papier, dans des contenants prévus à cet effet situés dans le hall d’accès de chaque aile.
Rappelons tout d’abord que nous cohabitons dans des espaces de travail au sein desquels nous sommes contraints.
La vie normale dans le service, ou encore l’épisode de canicule en cours, nous conduisent à générer un certain volume de déchets.
Ces déchets sont stockés dans les poubelles mises à disposition à proximité des postes de travail.
Ce qui semble être la place idoine de ces déchets non alimentaires.
Or il nous est indiqué que nous devons à présent effectuer le tri sélectif nous-mêmes et vider les poubelles et cartons de papiers usagés, car elles ne sont pas gérées par la nouvelle CAE.
Dès la mise en place du projet de nouvelle CAE la Direction s’est glorieusement assise sur le principe élémentaire de santé et sécurité au travail qui veut que le travail s’adapte à l’homme, et non le contraire, et malgré l’ultracrépidarianisme dont elle fait preuve, nous ne connaissons toujours pas comment sera notre travail le 1° septembre.
Nous réalisons nos missions de contrôle fiscal dans un univers restreint puisque le choix a été imposé de compter 0,7 bureau pour 1 agent.
Ce choix nous conduit non seulement à une promiscuité exacerbant les inimitiés et autres intolérances personnelles, mais également à limiter nos déplacements dans l’espace de travail, quel que soit le motif, y compris l’accès aux poubelles.
Flex-office oblige, nous devons faire le ménage avant de nous installer sur un poste, et nettoyer le dit poste en partant, en le laissant aussi propre que nous souhaitions le trouver en arrivant.
Les délégations de signatures ont été augmentées en reconnaissance de nos compétences, et nous allons nous livrer à l’exercice de l’auto-visa, qui sera à n’en point douter, un nouvel exercice de reconnaissance de nos multiples talents.
Nous attendons avec impatience, la livraison de produits détergents, ainsi que l’E-formation nécessaire pour que nous puissions nous atteler au polissage des accès de luminosité.
Nous espérons que malgré les contraintes budgétaires, un aspirateur de marque nous sera dédié avec un planning d’utilisation, et une formation en présentielle afin de connaître parfaitement les manipulations nécessaires pour vider ce matériel technologique, et nettoyer le filtre ainsi que ses composants.
Par ailleurs dans les doctrines d’emploi des agents des finances publiques, ou, les fiches de poste ou autres documents il n’apparaît nulle part que le « vidage » des poubelles fasse partie de leur apanage, et qu’ils soient rémunérés pour ce faire.
Il en va de même des diverses tâches ménagères décrites précédemment, qui ne sont pas sans noblesse, mais constituent dans le cadre professionnel, soit une tâche spécifique nécessitant son organisation et exécutée par des personnels dédiés, soit une tâche supplémentaire, nécessitant une révision de la tâche pré-existante, ainsi qu’une revalorisation salariale.
Dès lors, quel que soit le statut des poubelles, cartons et autres réceptacles, situés dans les locaux professionnels il n’appartient pas aux agents de les déplacer pour les vider dans un espace où le tri sélectif est annoncé, et organisé de façon incompréhensible pour le commun des mortels, qui n’a pas le bonheur de connaître la gentrification organisée sous couvert d’écologisme par la commune de Lyon.
Enfin, à ce jour il apparaît qu’aucune mesure de prévention et/ou d’adaptation des postes de travail n’a été envisagé pour régler le problème des déchets générés pendant le travail. Or les risques inhérents à une fonction, ou une charge de travail nouvelle, doivent faire l’objet d’une évaluation.
Il appartient en conséquence à la Direction d’organiser le retrait des déchets de tous ordres, car aux termes du Code du Travail, l’employeur est responsable des conditions d’hygiène et sécurité des salariés quel que soit le mode de gestion de l’immeuble dans lequel le travail est effectué.
Dans le même registre il serait nécessaire que la Direction veille également à l’entretien des locaux. Nous avons été déménagés fin mai 2024, à ce jour 31 juillet 2024, les moquettes sont dans un état de saleté repoussant, et sont couvertes de traces que l’on n’espère pas être d’excréments.
Les sols plastiques de l’entrée du bâtiment sont dans le même état et souffrent de plus d’une teinture de saleté due à leur protection, réalisée en dépit du bon sens.
Nous ne pousserons pas plus loin les récriminations en matière d’hygiène et sécurité du travail, les autres problèmes feront l’objet d’une fiche de signalement idoine.
En raison des obligations de l’employeur il est urgent que la Direction organise l’évacuation des déchets directement du poste de travail au lieu de collecte, et cesse impérativement de demander aux agents d’exécuter une tâche pour laquelle ils ne sont ni qualifiés ni rétribués.
Nous subissons la réorganisation des services, le déménagement dans une cité qui n’est pas à minima nettoyée, la hausse de la délégation de signature au nom de la responsabilité, nous aimerions que la responsabilité soit rétribuée autrement que par l’attribution de tâches, et de nouvelles contraintes, mais par la hausse du point d’indice, et enfin nous revendiquons de travailler dans un univers a minima propre sans être en charge de cette propreté.
Article publié le 12 août 2024.