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Nous avons appris en début de semaine le suicide sur son lieu de travail d’un collègue des services informatiques à Noisy Le Grand.
Bien entendu nous avons des pensées pour sa famille, ses proches et l’ensemble de ses collègues.
Ce drame s’est déroulé sur le lieu de travail et, si nous savons tous que les ressorts de ces gestes sont multiples, le fait qu’il se soit déroulé sur le lieu de travail doit tous nous alarmer et en premier lieu la Direction Générale.
L’été dernier la directrice générale, confrontée à de multiples articles de presse évoquant le sujet, avait dû programmer des réunions en urgence face à l’augmentation alarmante des actes suicidaires et tentatives de suicide au sein du personnel de la DGFIP.
Aujourd’hui nous ne pouvons plus entendre que ces évènements dramatiques ne sont que le résultat de fragilités personnelles et que le contexte professionnel en serait totalement étranger.
La dégradation constante des conditions de travail dans nos services , les restructurations incessantes, les destructions d’emplois ininterrompues, la surcharge de travail et la pression au travail qui en résulte sont une réalité que nul ne peut nier ou ignorer.
Dans les services informatiques c’est particulièrement vrai et d’autant plus dans la période récente où les fuites de données ont mis la DGFIP au centre de l’actualité.
Est-il besoin de rappeler que la DGFIP elle même reconnaissait la "dette informatique" dont nos services pâtissaient..... une dette informatique qu’il est bien difficile de résoudre pour des agents qui ne disposent pas des moyens à la hauteur des besoins et qui se conjugue aux réorganisations à marche forcée et leur lot de nouveaux applicatifs qui ne manquent pas de poser problèmes et surcharge de travail lorsqu’elles dysfonctionnent ( Rappelons nous de GMBI et du foncier innovant par exemple..).
Et nul doute que la volonté affichée de faire de notre administration la plus "engagée" dans le déploiement de l’Intelligence Artificielle ( source de futures destructions d’emplois massives) ne manque pas d’ajouter aux difficultés que rencontrent nos collègues de la sphère informatique.
La souffrance au travail est un fait que l’administration ne peut nier et ce ne sont pas les Espaces de Dialogue que la DGFIP met en place qui apporteront une réponse car la racine des difficultés provient essentiellement de la politique menée à marche forcée et subie par les agents depuis des années.
Aujourd’hui la DGFIP ne peut se contenter de mesures cosmétiques ou d’affichage, il faut répondre sur le fond.
Lire l’article du Monde et sur RTL
Article publié le 15 octobre 2026.