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En Guadeloupe et en Martinique une très forte mobilisation exprime depuis plusieurs semaines les besoins de la population qui s’organise pour les arracher, dans des comités qui établissent les revendications et organisent la lutte. Le gouvernement manœuvre pour ne pas répondre aux 32 revendications portées par une trentaine d’organisations.
La propagande étatique s’attache à dépeindre la mobilisation comme des actions violentes d’une minorité de sauvages anti-vacc. Or, au cœur des revendications, des attentes sociales fortes s’expriment :
– Augmentation généralisée des salaires, des minima sociaux, des allocations chômages et des pensions de retraite, en même temps que l’augmentation des prix
– L’arrêt des licenciements dans le privé et des suppressions de postes dans le public
– L’embauche massive de titulaires dans la Fonction Publique, à La Poste, dans les écoles, à l’Université …
– L’abrogation des règles d’indemnisation du chômage
– Le maintien de toutes les primes de vie chère
– L’ouverture de négociations collectives, dans toutes les branches professionnelles, sur les salaires, l’emploi, la formation, la durée du travail, la protection sociale, la priorité d’emploi des jeunes, des chômeurs.
– L’abrogation de la loi du 5/08/21 relative à la gestion de la crise sanitaire
– etc …
Ces revendications ont pour objectif de répondre à des besoins vitaux pour la population. Impensable en Métropole un des slogans est « de l’eau, de l’eau pour tous dans les robinets ! ».
En effet, quasiment tous les week-ends il y a des coupures d’eau. Le réseau est obsolète, pollué. L’utilisation de la Chlordécone pendant des années a empoisonné les sols, l’eau pour des décennies et entraîné des cancers en masse.
La réponse du gouvernement c’est la répression.
Il n’y a aucune volonté de négocier. Le Ministre Lecornu est allé en Guadeloupe 1 journée et a apporté dans ses bagages 200 gendarmes supplémentaires, des unités du RAID et du GIGN, des véhicules blindés. Des manifestants ont été arrêtés et jugés en comparution immédiate, menacés de lourdes peines.
Les organisations dénoncent « le mépris du Ministre » et exigent « l’ouverture de négociations sur la base des revendications contenues dans la plate-forme déposée le 2 septembre » et appellent « les travailleurs et le peuple de Guadeloupe à poursuivre la lutte jusqu’à la satisfaction de nos revendications ».
La CGT ne saurait rester insensible à une telle mobilisation. En Guadeloupe, en Martinique, les travailleurs nous montrent la voie. Nous leur apportons ici notre fraternel soutien.
Article publié le 9 décembre 2021.