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Un article paru dans le Progrès du 13/05/20 a attiré notre attention. Il expose la démarche d’un député pour nationaliser des entreprises (2 en l’occurrence) travaillant dans des secteurs stratégiques, en lien avec la santé.
La démarche interpelle en effet.
Si l’on part du principe que dans le système capitaliste tout est marchandise, jusqu’aux accès à l’énergie, à l’eau ou à un toit, la santé n’échappe pas à cette loi d’airain.
Pour le capital une marchandise n’a d’intérêt que si elle dégage un profit privé conséquent. C’est à cette condition qu’elle est produite. Pas de philanthropie en ce bas monde.
La santé réduite à cet état n’est donc produite que dans la mesure ou une plus-value peut être dégagée. Il existe bien sûr des bémols, souvent forgés d’ailleurs dans le creuset des rapports de forces des luttes sociales antérieures, mais le rêve des patrons d’industries pharmaceutiques est bien de vendre au plus offrant. En témoigne encore dernièrement la déclaration tonitruante du patron de Sanofi qui entendait privilégier les USA du bénéfice d’un vaccin, au motif qu’ils ont largement contribué à son étude.
La crise que nous traversons montre les limites de ce système. La santé marchandisée, c’est la crise sanitaire amplifiée, décuplée.
La question de sortir du marché tout ce qui est en rapport avec la santé est donc posée à nouveau, de manière radicale.
Les soignants mobilisés ne s’y trompent pas. Face aux fermetures des lits d’hôpitaux, ils revendiquent au contraire la création de lits, de postes d’infirmiers, d’aides soignants ... Et se battent en ce sens depuis de nombreuses années. Près d’ici, les personnels du Vinatier montrent leur détermination face à la détresse humaine côtoyée chaque jour, engendrée par ce système comptable.
Aussi, ce député met le doigt sur un sujet crucial pour notre société demain. il y apporte sa réponse, partielle, timide.
Il convient d’aller au bout du raisonnement. Pourquoi nationaliser que ces deux entreprises clés ? Pourquoi faire dans la demi-mesure et laisser des pans entiers des services de santé, de la recherche et de la production pharmaceutique continuer de produire selon les règles du marché, c’est à dire le bénéfice maximum ?
Notre santé vaut mieux que leurs profits disions nous encore récemment dans nos publications.
Posons donc ici la question de la nationalisation complète de l’ensemble des industries pharmaceutiques et des services de soins. Cela permettrait de libérer du parasitisme capitaliste le coût de ces produits et services. Notre système de sécurité sociale s’en trouverait en bien meilleure santé !
En pièces jointes :
Article publié le 15 mai 2020.