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Réforme des retraites, Macron au service du capital

Selon des chercheurs lillois, l’État déboursait au moins 157 milliards d’euros par an d’aides publiques à destination des entreprises. L’évaluation des chercheurs s’arrête au budget 2019, c’est-à-dire avant les périodes de crise sanitaire et énergétique et la multiplication d’aides supplémentaires aux entreprises.

De fait, sans prendre en compte la période post-2019, cette somme de 157 milliards d’euros représente le tiers du budget de l’État, et donc, le premier poste du budget de L’État …

Les chercheurs du Centre lillois d’études et de recherches sociologiques et économiques (Clersé) décomposent ces aides publiques en trois parties :
• 61 milliards d’euros de dépenses fiscales (niches à destination des entreprises, baisses d’impôts)
• 64 milliards d’euros de dépenses « socio-fiscales » (niches sociales et baisses de cotisations patronales).
• 32 milliards d’euros de subventions directes de l’Etat et des collectivités locales.

Ces sommes colossales, liquidées par l’Etat et offertes au Capital, démontre l’hypocrisie et les mensonges des gouvernants sur les « assistés ». Mais aussi sur la « dette » ou le « déficit » : le maintien et l’accroissement des profits capitalistes se fait sur le dos des travailleurs.

Dans le même temps, le gouvernement et le MEDEF décident de casser nos retraites, mènent la guerre aux chômeurs, et dégradent nos conditions de vie.

Nous sommes bien dans une guerre de classe. Ces centaines de milliards d’euros nous appartiennent. Il est temps d’exiger non seulement la fin immédiate de ces aides publiques, mais aussi leur remboursement.

Que tout le monde en soit conscient : beaucoup de choses se jouent dans ce mouvement social. Si les retraites sont bien évidemment le cœur de la mobilisation, la colère accumulée depuis tant d’années ne demande qu’à s’exprimer, et à s’organiser.

Salaires, emploi, réponse aux besoins : nous n’avons rien à attendre du gouvernement Macron, placé là par le patronat pour faire sauter les derniers verrous de notre système de protection sociale héritée du Conseil national de la Résistance.

L’enjeu est énorme ! Le mouvement actuel, de par son ampleur, ne doit pas être désespéré. L’espoir est là, après deux ans de pandémie, les travailleurs sont toujours debout.

Article publié le 23 janvier 2023.


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