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Pollution aux perfluorés : la CGT s’en mêle et dénonce « un important danger »

La branche chimie du syndicat CGT a organisé une journée d’étude consacrée aux PFAS mercredi 18 décembre à la Bourse du travail de Lyon.

« Comment en finir avec les PFAS tout en préservant nos outils industriels et nos emplois »

La déclaration de Jean-Louis Peyren, secrétaire national, est sans ambiguïté : « Nous souhaitons marquer le danger que représentent ces polluants, le risque pour les générations actuelles et futures. Il est temps de réfléchir un monde sans PFAS et de faire appliquer le principe du pollueur payeur ».

Ces polluants sont partout : sur nos vêtements, produits de beauté, peintures, voitures, dans nos meubles, bref, ils sont présents de la cave aux greniers. Ils sont même maintenant présents dans l’eau, les sols, l’air, dans notre corps, et pourtant, ils n’ont rien de naturel. Les PFAS sont des molécules de synthèses conçues par les industriels. Leurs compositions forment des éléments chimiques incroyablement stables, ce qui fait qu’on les appelle aujourd’hui les « polluants éternels. »

Le cabinet Cidecos, expert auprès des CSE, expert agréé/habilité SSCT, dont les domaines privilégiés d’intervention sont les secteurs Pétrole, Raffinage, Pétrochimie, Chimie, Agrochimie, Cosmétique, Détergence, Caoutchouc, Plasturgie, Pharmacie, Navigation de plaisance, Industrie nucléaire a participé aux débats.

Sophian Hanous, venu du Gard, est représentant du personnel de l’usine Solvay, sur le site de Salindres en passe de fermer. « On a appris par la presse la dangerosité des produits. On en a respiré des kilogrammes, sans protection. Les pouvoirs publics n’ont pas pris le problème aussi au sérieux que dans d’autres pays. Pour nous, c’est la double peine : exposés et licenciés (…) Ils nous ont empoisonnés légalement ! » Le représentant du personnel signale au passage que la direction de l’usine a fait marche arrière en ce qui concerne des analyses de sang sur ses employés.

David Arnould, représentant du collectif santé de la branche au sein du syndicat souhaite obliger l’employeur à faire des analyses et à protéger les salariés. Il réclame réparation sur le principe du pollueur payeur. « Même en étant alertées, les entreprises ont continué à produire des PFAS ». Il attend également des investissements pour trouver des produits de substitution et une interdiction des polluants de la part des pouvoirs publics.

Questionné sur le temps nécessaire pour adopter cette position offensive contre les PFAS, le syndicat ne nie pas la difficulté, pour les salariés et leurs représentants, de se mobiliser collectivement. « Les patrons nous font du chantage à l’emploi ».

Désormais, la branche chimie de la confédération semble viser des démarches collectives, sans exclure des actions pour « danger grave et imminent ».

Article publié le 19 décembre 2024.


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