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Violations des droits de l’homme par Israël : exigeons la suspension totale de l’accord d’association UE-Israël
A l’appel des syndicats européens, signez la pétition qui à déjà franchis le cap de 1 150 000 signataires.
Nous, organisations syndicales européennes soussignées, demandons à la Commission européenne d’examiner le respect par le gouvernement israélien de l’article 2 de l’Accord d’association UE-Israël. Nous demandons instamment à la Commission d’assumer sa responsabilité de "gardienne du traité" en se conformant à l’avis consultatif de la Cour internationale de justice, aux demandes des gouvernements irlandais et espagnol pour février 2024 et de recommander au Conseil des mesures adéquates pour remédier aux graves violations du droit humanitaire international commises par le gouvernement israélien.
Signataires France : CGT, CFDT, Fédération Syndicale Unitaire (FSU), FILPAC-CGT, Fédération Nationale des Mines et de l’énergie – FNME-CGT, Fédération CGT des Services publics,
Fédération Nationale des Salariés de la Construction du Bois et de l’Ameublement CGT,
Union syndicale Solidaires.
Selon la Commission européenne, l’État d’Israël est responsable d’un nombre sans précédent de morts et de blessés parmi les civils, de déplacements à grande échelle de la population et de la destruction systématique des hôpitaux et des installations médicales à Gaza. Israël a également mis en place un blocus de l’aide humanitaire, qui pourrait s’apparenter à un recours à la famine comme méthode de guerre. Israël enfreint de multiples règles et obligations prévues par le droit international, et ne prévient pas le crime de génocide, contrairement à ce qui a été ordonné par la Cour internationale de justice.
Pourtant, l’Union européenne n’a toujours pas suspendu son accord d’association avec Israël, lequel constitue la pierre angulaire de la coopération bilatérale entre l’UE et Israël en matière de commerce, d’économie et de politique.
Les citoyens de l’Union européenne ne sauraient tolérer que celle-ci maintienne un accord qui contribue à légitimer et à financer un État commettant des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre. Par conséquent, nous appelons la Commission à présenter au Conseil une proposition de suspension totale de l’accord d’association UE-Israël.
De plus, la commission d’enquête des Nations unies a conclu qu’Israël avait commis des crimes de guerre et le crime contre l’humanité d’extermination en menant des attaques incessantes et délibérées contre le personnel et les installations médicales à Gaza. Dans son avis consultatif, la Cour internationale de justice a souligné les conséquences juridiques qui incombent aux États et aux organisations internationales, notamment le devoir de non-reconnaissance, de non-assistance et de coopération par des moyens légaux pour mettre fin aux violations associées.
Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté quatre résolutions sur Gaza, dont une appelant à un cessez-le-feu, et la Cour internationale de justice (CIJ) a rendu trois arrêts contraignants énumérant les mesures urgentes que les autorités israéliennes devraient prendre pour prévenir le risque de génocide dans le cadre de leurs opérations militaires à Gaza. La CIJ a également émis un avis consultatif selon lequel l’occupation et l’annexion du territoire palestinien par Israël sont illégales et Israël est responsable de la ségrégation raciale et de l’apartheid à l’encontre des Palestiniens, et a dressé une longue liste d’abus et de violations du droit international par les autorités israéliennes. Les arrêts de la CIJ sont conformes aux preuves de crimes très graves commis par les autorités israéliennes fournies par le secrétaire général des Nations unies, une commission d’enquête des Nations unies, des experts des Nations unies et de nombreux groupes non gouvernementaux.
Article publié le 23 avril 2026.