vous êtes ici : accueil > Actualités > Actualités générales

Vos outils
  • Diminuer la taille du texte
  • Agmenter la taille du texte
  • Envoyer le lien à un ami
  • Imprimer le texte

Mobilisation contre le budget Bayrou.

Le 15 juillet dernier, le Premier Ministre François BAYROU a présenté les axes du prochain budget. Son projet est d’une brutalité sans précédent, encore pire que celui de Michel BARNIER.

Après le mépris affiché face au mouvement social inédit de protestation contre la réforme des retraites et le déni du résultat des dernières élections législatives, sans tenir compte des aspirations des travailleuses et travailleurs, comme de l’évolution du monde du travail, le gouvernement nous annonce à nouveau une litanie de mesures brutales, injustes et inefficaces :
 la suppression de deux jours fériés,
 des coupes dans les services publics,
 la remise en cause du droit du travail,
 une énième réforme de l’assurance chômage,
 le gel des prestations sociales et celui des salaires des fonctionnaires comme des contractuels,
 la désindexation des pensions de retraites,
 le doublement des franchises médicales,
 la remise en cause de la 5ème semaine de congés payés…

Ainsi, le gouvernement choisit encore de faire peser la charge du budget dégradé sur les travailleuses et les travailleurs, les précaires, les retraité·es et les malades.

Or face à la gravité du déficit public, et alors qu’Emmanuel Macron suggérait le 16 juillet dernier de soumettre au Premier ministre "des idées plus intelligentes pour accroître l’activité et pour baisser les économies", il est grand temps de reposer les questions :
 des entreprises qui continuent à percevoir chaque année 211 milliards d’euros d’aides publiques, sans transparence, ni évaluation, et surtout sans conditionner ces aides à l’atteinte de quelconques objectifs en matière d’emploi, de qualité de l’emploi, ni de respect d’ambitions sociales ou environnementales (https://www.cgtetat.fr/societe-959/economie-fiscalite/article/aides-publiques-aux-entreprises-la-politique-de-l-offrande) ;
 des dividendes records, surtout, en cas de licenciements ou délocalisations ;
 de la justice fiscale concernant les hauts revenus qui échappent à toute contribution réelle.

Ce n’est pas faute de leur en avoir déjà proposé des idées plus intelligentes : nous même, mais aussi de nombreux économistes (notamment la création d’un impôt plancher de 2 % sur le patrimoine des foyers fiscaux dont la fortune dépasse les 100 millions d’euros proposée par l’économiste Gabriel ZUCMAN, soutenue par Olivier BLANCHARD, ancien chef économiste du FMI et Jean PISANI-FERRY, architecte du programme économique d’Emmanuel MACRON en 2017). Il n’y a pas une carence d’idées ou d’alternatives, c’est un problème de choix politique.

Un tel projet de budget alors que des rapports récents montrent l’indécence de cette situation au vu de l’explosion des inégalités et du nombre dramatique de personnes basculant en dessous du seuil de pauvreté.

Le problème de la dette résulte d’abord du manque de recettes. Il est temps d’accepter d’ouvrir la discussion sur la progressivité de la fiscalité, la contribution des hauts revenus ou des patrimoines, et la légitimité de l’optimisation fiscale !
Pas question que ce soient encore les travailleuses et travailleurs, les demandeurs d’emploi, les jeunes et les retraité·es qui payent la facture, à la fois financièrement, mais aussi dans une flexibilité encore intensifiée !

L’ensemble des organisations syndicales appelle à refuser ce musée des horreurs, à défendre ensemble notre modèle social et la dignité au travail. Ce que nous attendons, c’est un projet respectueux pour le pays, porteur d’espoir et de justice.
Nous vous appelons à signer cette pétition pour exiger l’abandon immédiat de ces mesures : https://www.change.org/p/budget-les-sacrifices-pour-le-monde-du-travail-%C3%A7a-suffit.

En parallèle, un collectif de citoyens appelle à "bloquer le pays" dès le 10 septembre 2025, pour protester contre ces mesures budgétaires portées par François BAYROU. Cette initiative se décrit apolitique et indépendante des syndicats, cependant elle a été déjà largement partagée sur les réseaux par des comptes liés à l’extrême droite.

A la CGT Finances publiques 69, si nous appelons de nos souhaits une mobilisation forte de blocages pour lutter contre cette politique austéritaire, nous ne pouvons pas nous associer à l’extrême droite. La lutte pour défendre notre modèle social issu du Conseil National de la Résistance et pour améliorer la justice sociale, n’est pas compatible avec les valeurs prônées par l’extrême droite.
Aussi, nous demandons à nos instances nationales d’être à l’initiative d’une telle mobilisation dès la rentrée sociale.

Article publié le 24 juillet 2025.


Politique de confidentialité. Site réalisé en interne et propulsé par SPIP.