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Le Sénat souhaite nous voler un jour de salaire !

Le Sénat propose de rajouter aux salariés quelques sept heures de travail gratuit. Voici ce qu’en dit le journal Le Monde : " Le Sénat s’apprête à voter une « contribution » de sept heures de travail supplémentaires non payées chaque année afin de répondre « à l’enjeu de l’autonomie et du vieillissement », selon Gérard Larcher, qui espère convaincre le gouvernement de soutenir la mesure."

Les ministres sont favorable à cette proposition. Antoine Armand, ministre de l’économie trouve l’idée judicieuse, son acolyte Saint-Martin, ministre du budget est sur la même ligne !

N’oublions pas qu’à l’origine le financement de la protection sociale était prélevé sur la valeur produite par le travail, une part sur le salaire brut transformée en salaire différé permettant ainsi l’accès au soin, à la retraite...et l’autre part sur la valeur accaparée par le capital (la part patronale !).

Les évolutions du financement de la protection sociale portent de plus en plus la charge du financement sur les salariés, que ce soit par les suppressions de cotisations patronales sur les bas salaires et la fiscalisation par le biais de la CSG et un supplément de travail impayé. Si les cotisations sociales couvraient plus de 94 % du financement de la protection sociale en 1949, cette couverture n’est plus aujourd’hui que de 45 % ! Cela permet de mesurer le transfert de richesse qui s’est déplacé du Travail vers le Capital !

L’augmentation du travail gratuit n’a aucun impact sur la situation budgétaire, mais permet au capital d’accroitre son profit.

Karl Marx écrivait dans son ouvrage Salaires, prix, profits : « La plus-value, c’est-à-dire la partie de la valeur totale des marchandises dans laquelle est incorporé le surtravail, le travail impayé de l’ouvrier, je l’appelle le profit. Le profit n’est pas empoché tout entier par l’employeur capitaliste. Le monopole de la terre met le propriétaire foncier en mesure de s’approprier une partie de la plus-value sous le nom de rente, que la terre soit employée à l’agriculture, à des bâtiments, à des chemins de fer ou à toute autre fin productive. D’autre part, le fait même que la possession des instruments de travail donne à l’employeur capitaliste la possibilité de produire une plus-value ou, ce qui revient au même, de s’approprier une certaine quantité de travail impayé, permet au possesseur des moyens de travail qui les prête en entier ou en partie à l’employeur capitaliste, en un mot, au capitaliste prêteur d’argent, de réclamer pour lui-même à titre d’intérêt une autre partie de cette plus-value, de sorte qu’il ne reste à l’employeur capitaliste comme tel que ce que l’on appelle le profit industriel ou commercial. »

Tous en grève et en manifestation le 5 décembre

Article publié le 22 novembre 2024.


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