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Partout en France, dans les métropoles et dans les bourgs de mille habitants, dans les centres-villes et dans les quartiers, nous serons dans la rue.
Marchons pour le climat, pour le vivant, pour la paix, pour la justice sociale.
Marchons pour la justice écologique et pour la justice sociale.
Marchons pour les vivantes et les vivants, humains et non humains.
Marchons pour qu’on suive enfin les scientifiques, et qu’un plan d’urgence, d’adaptation et d’atténuation soit engagé sans attendre un été de plus.
À LYON, RENDEZ-VOUS À 14H PLACE JEAN MACÉ
L’été a confirmé la brutale réalité du dérèglement climatique. Plus que jamais, il est manifeste que gouvernements et patronat ont refusé d’entamer les transformations nécessaires en termes d’adaptation et d’atténuation.
Ce sont les services publics (Services départementaux d’incendie et de secours (SDIS), les hôpitaux, l’éducation nationale, les collectivités territoriales), trop souvent renforcés par des bénévoles, qui sont en première ligne pour affronter la crise.
Nous sommes tous impactés.
Le monde agricole, déjà en grande souffrance, voit se profiler la disparition d’exploitations en raison des incendies et de la sécheresse.
Les conséquences de cet été seront durables : baisse des rendements, inflation, effets à long terme sur la santé des personnes dus à l’accumulation des canicules, incluant celles qui ont vécu les incendies et respiré les fumées, tant du fait des particules fines que des pesticides répandus dans les forêts qui ont brûlé, explosion de l’éco-anxiété.
Exigeons des mesures de prévention, d’adaptation et d’atténuation du dérèglement climatique à la hauteur des crises à venir, des mesures de justice sociale permettant à la majorité de la population, notamment la plus vulnérable, de vivre mieux.
Le budget 2027 ne doit pas ignorer les leçons à tirer de ces derniers mois.
Nous, organisations syndicales, appelons à rejoindre les marches du 26 septembre, pour y porter les revendications du monde du travail.
Il faut enfin atténuer le dérèglement climatique et ses conséquences par un plan d’ampleur :
• Taxer les superprofits et le patrimoine financier et immobilier des très riches pour financer la bifurcation écologique.
• Instaurer des prix garantis pour assurer un revenu décent aux agriculteurs et agricultrices et favoriser une meilleure rémunération des pratiques agro-écologiques.
• Assurer des investissements pérennes pour les énergies renouvelables.
• Financer une politique des transports centrée sur le train et les moyens de transports les moins émetteurs.
• Garantir de nouveaux droits aux salarié∙es et aux agent∙es de la fonction publique, pour leur permettre de peser sur les stratégies et choix de production de leur entreprise ou service, et réorienter ainsi l’économie vers une industrie relocalisée et décarbonée, sans licencier ni fermer d’usines.
Article publié le 23 septembre 2026.