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L’explosion des hashtags "metoo", "balancetonporc", dans la société ne peuvent être balayées de la main comme le fait d’une minorité bruyante, mais reflète une oppression systémique, se traduisant auprès de nos concitoyennes comme une inégalité flagrante en droit.
La prise de conscience et les mobilisations pour les droits des femmes grandissent et font bouger les lignes partout dans le monde mais aussi à la DGFIP, notamment grâce au travail des militants syndicaux.
Pour rappel, la Fonction publique est très fortement féminisée avec plus de 62 % de femmes et elles représentent pourtant 70 % des plus bas salaires. Il est ainsi faux de penser que l’égalité salariale est atteinte entre les hommes et les femmes dans la Fonction publique. Les femmes, touchées de plein fouet par les bas salaires, perçoivent globalement 30 % de primes en moins.
Il en est de même pour la carrière, les femmes peuvent progresser dans la hiérarchie, mais uniquement jusqu’à un certain niveau, seulement 27 % des cadres A+ de la DGFIP sont des femmes ! Le plafond de verre existe aussi chez nous.
Tout cela sans compter les discriminations qui persistent pour les femmes chargées de famille, se traduisant par le fait que 23 % des femmes fonctionnaires sont à temps partiel, contre 5 % des hommes dans la fonction publique.
Enfin, les contrats les plus précaires à la DGFiP, comme les Berkany, sont occupés à 97 % par des femmes.
La section CGT finances publiques du Rhône relaie donc, le 8 mars à la DRFiP, l’appel à la grève et à la manifestation avec la CGT Finances Publiques pour le droit des femmes !
Article publié le 3 mars 2022.