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Le budget d’austérité du gouvernement, c’est encore les salariés, jeunes et retraités qui trinquent : gel des salaires dans la fonction publique, blocage des pensions des retraites, hausse des franchises médicales, coupes dans les services publics…
Par notre mobilisation depuis le mois de septembre nous avons obtenu l’abandon du vol de 2 jours fériés et le décalage de la réforme des retraites, première brèche en vue de son abrogation. Le Premier ministre a aussi été contraint de s’engager à ne pas utiliser le 49-3.
Cependant, les premières semaines de débat parlementaire démontrent que sans la mobilisation ce budget aura des conséquences catastrophiques pour les travailleurs et les travailleuses, pour nos services publics et pour l’avenir de notre pays.
Aujourd’hui, l’assemblée nationale a voté en faveur de la suspension de la réforme des retraites (255 pour, et 146 contre).
Rien n’est encore joué, car le débat budgétaire durera jusqu’à mi-décembre. C’est le moment d’amplifier nos mobilisations de la rentrée pour mettre la pression pour obtenir la justice sociale, fiscale et environnementale dans ce budget.
Depuis que les prix augmentent, nos salaires stagnent. Dans le public, le gel du point d’indice a fait décroché de plus de 23 % sur l’inflation en 20 ans. Dans le privé, les augmentations négociées dans les branches et les entreprises (les “NAO”) ne compensent pas l’inflation. Résultat : les travailleurs et travailleuses produisent toujours plus de richesses… mais n’arrivent pas à vivre de leur travail. Alors que le Smic est trop faible, l’ensemble des salaires se tassent, et 50 % des salariés gagnent moins de 2190 € Net par mois !
Ce n’est pas un problème d’argent, c’est un problème de partage.
Notre travail crée les richesses : on veut notre part. Seul notre travail crée la richesse, et il en crée de plus en plus ! Mais sa répartition entre les profits pour quelques-uns et les salaires pour tous les autres se fait clairement au détriment des salariés !
C’est le “coût du capital” qui explose !
Chaque année, 211 milliards d’euros d’aides publiques sont versés aux entreprises sans contrôle ni contrepartie. Les dividendes explosent : +50 % en cinq ans, un record mondial. Les grandes fortunes continuent d’accumuler : les 500 familles les plus riches possèdent 40 % du revenu national !
La CGT revendique justice sociale plus justice fiscale !
Le gouvernement s’obstine dans le choix de réduire les dépenses publiques et sociales, alors que c’est justement par les salaires, l’emploi et les services publics qu’on peut relancer l’économie et répondre aux besoins.
Nos revendications sont claires :
– Augmentation des salaires, dans le privé comme dans le public.
– SMIC à 2 000 € brut, et indexation de tous les salaires sur l’inflation pour ne pas perdre en niveau de vie
– Égalité salariale entre les femmes et les hommes,
– Contrôle et conditionnement des aides publiques aux entreprises à des créations d’emploi et à des hausses de salaires.
– Mise en place d’une taxe plancher sur les ultra-riches : faire contribuer les 1 800 foyers qui détiennent plus de 100 millions d’euros de patrimoine.
La CGT, Solidaires et la FSU appellent à la grève et la manifestation le 2 décembre.
Article publié le 12 novembre 2025.