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Face à la répression, la solidarité est notre arme

La répression contre les syndicalistes CGT et les travailleurs en lutte se poursuit et s’amplifie. Plus de 1000 syndicalistes CGT subissent cette violence patronale doublée d’une répression d’État. A la vengeance post-mobilisation contre la réforme des retraites, s’ajoute une hargne patronale déterminée à « couper des têtes ».

Tous les secteurs sont concernés, en particulier les industries, usines et services les plus combatifs. Trois exemples récents qui illustrent cette réalité :
 Dans les Industries chimiques, la convocation de Timothée Esprit, ouvrier de l’entreprise Toray à Mourenx (64), syndicaliste CGT, secrétaire fédéral de la FNIC CGT, pour une procédure en vue de licenciement.
 Dans l’Agroalimentaire, le groupe Neuhauser menace de fermer son usine en cas de réintégration par les Prud’hommes de Christian Porta, délégué CGT et licencié abusivement par une direction apeurée.
 Dans l’Energie, la répression se poursuit contre les militants CGT d’Enedis, EDF, GRDF, etc… à travers le pays
Il n’y pas de hasard. Les patrons ciblent toujours les éléments les plus offensifs et déterminés de notre classe. Si les patrons et l’Etat ont les « fortes têtes » dans leur viseur, c’est qu’ils pensent, en agissant ainsi, briser la combativité des travailleurs. C’est là une erreur « classique » du patronat, depuis plus de 120 ans.

Face à cette guerre sociale permanente, la meilleure défense, c’est l’attaque et la riposte par la grève, notamment coordonnée entre différentes entreprises, voire branches et secteurs professionnels.
Ce n’est pas facile, mais il s’agit là d’une impérieuse nécessité :
1. Pour montrer la solidarité entre travailleurs, au sein de l’entreprise, mais aussi plus largement, dans le « bassin d’emploi », dans le département, dans le pays tout entier.
2. Démontrer qu’une attaque contre l’un d’entre nous déclenche, systématiquement, une réponse « à la hauteur ».
3. Prévenir ainsi la répétition de ces agressions patronales
4. Peser dans le rapport de force, donc également pour les batailles des salaires, des conditions de travail, etc…
Les rassemblements de solidarité, notamment sur les lieux de travail sont un minima. Il nous faut pousser au maxima.

La solidarité n’est pas un mot en l’air !

Face à la convocation, en vue d’un licenciement, de Timothée Esprit, ouvrier chez Toray, syndicaliste CGT et secrétaire fédéral de la FNIC CGT, la réponse a été à la hauteur de l’attaque. Des rassemblements et grèves ont ainsi été organisées ce mardi 28 mai sur le site de Toray à Mourenx, et sur l’autre site, situé dans l’Ain, du groupe japonais. Des centaines d’ouvriers, en grève, ont manifesté !

Plus encore, et c’est un élément à surligner, des grèves se sont déclenchées en solidarité contre la répression, sur l’ensemble du bassin industriel de Lacq, avec soutien des Unions locales de Pau et de Mourenx, aussi ailleurs dans le pays, à Michelin ou encore Air Liquide.

Il s’agit ici de démontrer, concrètement, que toute la CGT répond lorsqu’un des nôtres se retrouve, à cause de son engagement et de sa détermination, sous l’attaque directe du patron.

« Celui qui ne lutte pas a déjà perdu »
Soyons-en convaincu, c’est la force du nombre et surtout la puissance des arrêts de travail, qui fait et fera basculer les rapports de force.

Article publié le 29 mai 2024.


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