vous êtes ici : accueil > Actualités > Actualités générales

Vos outils
  • Diminuer la taille du texte
  • Agmenter la taille du texte
  • Envoyer le lien à un ami
  • Imprimer le texte

Plus de justice fiscale, plus de service public, mieux payés ...

Engager des coupes budgétaires drastiques tout en se refusant « en même temps » d’imposer les plus riches et les grandes entreprises : telle est l’orientation de la politique fiscale injuste et inefficace impulsée par Emmanuel Macron.

En qualifiant l’idée d’une hausse d’impôt de « maladie française », Macron a confirmé implicitement l’austérité budgétaire et souhaite maintenir les cadeaux fiscaux qu’il a fait aux plus riches. Il n’entend pas les aspirations des Français qui sont favorables à des hausses d’impôts à condition qu’elles ciblent les entreprises qui font le plus de profits et les plus aisés. Il préfère mettre à mal les financements des services publics, de la protection sociale et de la lutte contre le dérèglement climatique.

Si sa politique fiscale était maintenue, les besoins sociaux et écologiques seraient une fois de plus sacrifiés sur l’autel de l’austérité, aggravant davantage les inégalités. Ainsi, il choisit de faire le jeu de l’extrême droite ne peut que tirer profit de cette politique injuste et injustifiée.

RÉPONDRE AUX URGENCES SOCIALES ET ÉCOLOGIQUES

Sourd aux attentes d’une immense partie de la population, Macron et ses gouvernements ont engagé un plan de coupes budgétaires qu’ils entendent mettre en œuvre coûte que coûte pour 2025. Le financement des urgences sociales et écologiques est clairement dans le viseur : aux 10 milliards d’euros d’économies prévues pour 2024 pourraient s’ajouter 16 milliards d’euros d’économies supplémentaires qui toucheraient notamment le travail et la transition écologique. Le choix des secteurs visés est éloquent…
Pendant ce temps, des coups répétés sont portés au logement social, au financement de l’hôpital public et de la protection sociale.

Rarement un pouvoir n’aura été aussi dogmatique dans ses choix. Le nouveau ministre de la Fonction publique reprend à son compte les reformes, engagées par son prédécesseur, travail de sape de la Fonction Publique : remise en cause le statut des fonctionnaires, banalisation des grades, salaire au mérite, …

Face à ces orientations écologique, sociale et économique délétères, nous devons imposer de rétablir le principe de justice fiscale et rééquilibrer un système fiscal mis à mal par les politiques néolibérales.


UNE SOLUTION : LA JUSTICE FISCALE

Pour faire face à ces enjeux, exigeons une action publique ambitieuse et une meilleure répartition fiscale :
• L’action publique et la protection sociale doivent avoir les moyens nécessaires pour répondre aux besoins de la population et pour préserver l’environnement ;
• Les choix fiscaux et budgétaires doivent poursuivre la satisfaction de l’intérêt général et non des intérêts particuliers, ils doivent faire l’objet d’un véritable débat citoyen ;
• Une fiscalité plus juste suppose de mettre à contribution les personnes et les entreprises de manière progressive, en fonction de leurs richesses et de leurs capacités contributives.

Cela suppose de rétablir l’égalité devant l’impôt et de combattre résolument son évitement.
Sur cette base, et pour répondre au « ras-le-bol des injustices fiscales », plusieurs pistes se dessinent pour engager, à court terme, un rééquilibrage :

• Taxer davantage les plus fortunés à travers une imposition du patrimoine juste et efficace.
• Rétablir l’ISF et supprimer la Flat tax qui plafonne l’impôt sur le revenu des revenus patrimoniaux, plus particulièrement les revenus du capital des plus riche à 12,8 %
• Mettre fin aux privilèges fiscaux nuisibles à l’environnement et bénéficiant aux plus riches, mieux imposer les rentes de toutes sortes, comme les superprofits et les superdividendes, défendre la nécessité d’une véritable taxe sur les transactions financières et d’un relèvement de l’imposition des multinationales au sein de l’Union européenne,
• Renforcer à tous niveaux les moyens de lutte contre les différentes formes d’évasion et de fraude fiscales.

CES MESURES SONT LÉGITIMES ET NÉCESSAIRES.

Pour l’augmentation de point d’indice, des salaires et pensions, mais aussi pour la justice fiscale et des moyens pour les service publics, tous en grève et en manifestation le 1er octobre

Article publié le 24 septembre 2024.


Politique de confidentialité. Site réalisé en interne et propulsé par SPIP.