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En 2020 tous secteurs se mobilisaient massivement contre le projet de retraite par points d’Emmanuel Macron que défendait un certain François Bayrou……..
Le projet fut abandonné alors que le gouvernement envisageait de passer en force avec le 49.3 et alors que l’épidémie de COVID 19 commençait à sévir dans le pays.
En 2023, après un mouvement de grèves et de manifestations qui dura des semaines, le gouvernement Macron/Borne/MEDEF imposa la retraite à 64 ans sans vote (49.3 oblige) et alors que 80 % de la population exprimait dans toutes les enquêtes d’opinion son rejet d’une réforme injuste et inégalitaire.
Des parlementaires ayant reçu mandat de leurs électeurs pour obtenir l’ABROGATION de la réforme 2023 … accepteraient à présent les propositions du gouvernement et ne seraient pas hostiles à des aménagements cosmétiques et laisser le temps à la négociation vers une RETRAITE PAR POINTS !
Un double salto arrière idéologique qui permettrait à l’actuel gouvernement (qui compte dans ses rangs des Ministres censurés du gouvernement Barnier) d’échapper à la censure….
On croit rêver ou plutôt cauchemarder.
LA RETRAITE PAR POINTS PARLONS-EN
Cela fait des années, plusieurs décennies, que l’on nous rebat les oreilles sur la retraite par points et l’un de ses plus fervents défenseurs n’est autre que l’actuel locataire précaire de Matignon.
Un système plébiscité par le MEDEF et par les libéraux de tout poil en raison de sa « NEUTRALITÉ BUDGÉTAIRE. »
Traduction : le système de répartition à PRESTATION DÉFINIE (on connait le jour de son départ en retraite quel va être le montant de la pension perçue et qu’il sera garanti, avec revalorisation en fonction de l’inflation annuelle) est trop couteux et on ne doit pas dépasser un certain niveau de richesse créée au bénéfice du financement des retraites.
En 2019/2020 le gouvernement MACRON-PHILIPPE vantait une retraite par points qui limiterait définitivement les dépenses de retraite à 14 % du PIB…… et pas un radis de plus !
Ce projet fut combattu massivement dans les lieux de travail et dans la rue car fondamentalement injuste, l’objectif principal étant celui d’équilibrer les régimes de retraite en « jouant » sur la valeur des points et ainsi de moduler au gré de la conjoncture économique le niveau des pensions.
Tout cela pour un objectif principal, même s’il n’est jamais avoué, au contraire tous les adorateurs de la retraite par points nous déclarent la main sur le cœur qu’ils veulent sauver le système :
En finir avec le système par répartition pour ouvrir grand les portes de la capitalisation et pour cela le système par points est idéal.
Qu’on interroge les suédois qui ont eu l’honneur et l’avantage de bénéficier d’un système de retraite par points.
En 2001 le gouvernement suédois instaure la retraite par points qui enterre l’ancien régime dont les pensions étaient calculées sur la base des quinze meilleures années.
A partir de 2001, le pays passe à un système par points dont la valeur est susceptible de fluctuer en fonction de la conjoncture économique, l’objectif principal étant d’éviter à tout prix un déficit et surtout de ne pas de chercher de nouvelles recettes.
Ainsi, si les cotisations sont trop faibles en raison par exemple de la baisse du nombre d’actifs, un mécanisme d’équilibrage automatique entraîne la baisse automatique du montant des pensions… ce fut le cas en 2010 (-3,4%) ,2011 (-4,3 %) et 2014 (-2,7%).
Les Suédois, nous disait-on, pouvaient, avec ce système, partir en retraite quand ils le voudraient à partir de 61 ans.
La réalité c’est qu’entre 61 et 65 ans leur pension est réduite de 50 % et ce n’est qu’à 67 ans qu’ils peuvent prétendre partir à taux plein (l’âge pivot du projet Macron de 2019).
Et la réalité c’est qu’entre 2000 et 2015, le nombre de personnes de plus de 65 ans continuant de travailler a bondit de 18 à 36 %.
Et bien sûr, cerise sur le gâteau, on ouvre la manne des retraites au marché et fond de pension en imposant aux salariés de consacrer une partie de leurs salaires à des fonds de retraite privés qui eux non plus ne garantissent pas la prestation versée.
Article publié le 16 janvier 2025.