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Après nous avoir volé deux ans de vie avec la retraite à 64 ans et essayé de nous supprimer deux jours fériés, les représentants patronaux veulent aller encore plus loin. Avec le soutien de certains parlementaires, du gouvernement et de l’extrême droite, une proposition de loi sera débattue le 10 avril à l’Assemblée pour s’attaquer au 1er mai !
Présentée au nom de la boulangerie et du fleuriste du coin, leur projet c’est de contraindre les salariés à travailler et de faire en fait un cadeau aux grands groupes.
La loi Intermarché-Interflora ne serait dans l’intérêt ni des salariés, ni des petits commerces
Le 1er mai n’est pas un jour comme les autres : c’est le seul jour férié où on ne travaille pas MAIS on est obligatoirement payés quand même.
Certains secteurs sont déjà amenés à devoir travailler parce qu’ils ne peuvent pas s’arrêter même une journée : hôpitaux, énergie, ambulances…
Les artisans commerçants ont quant à eux le droit d’ouvrir leur boutique le 1er mai, à la seule condition de ne pas faire travailler les salariés ce jour-là.
Si demain, des commerces peuvent nous faire travailler le 1er mai, à qui cela profitera le plus ? Le boulanger de centre ville et ses deux salariés ou la direction des Carrefour, Auchan à la sortie de la ville ? Non seulement les petits commerces indépendants de proximité n’ont pas besoin de cette loi, mais elle va se retourner contre eux.
L’argument avancé « d’insécurité juridique » pour les petits commerces est un prétexte, au vu du nombre dérisoire de sanctions prononcées (en 2025 seule une poignée d’entreprises sur 35 000 ont été verbalisées, et les sanctions même pas appliquées). En vérité, l’intention n’est pas de sécuriser mais bien d’étendre la dérogation et de remettre en cause l’exceptionnalité qu’est le 1er mai.
Article publié le 1er avril 2026.