vous êtes ici : accueil > CSAL
La séance est ouverte à 14h
Monsieur le Président,
En préambule, la section CGT Finances publique tient à apporter son soutien fraternel à notre secrétaire générale Sophie Binet contre laquelle une plainte a été engagée pour ses propos sur le patronat.
En effet, un lobby patronal financé par le milliardaire d’extrême droite Édouard STERIN, a engagé une procédure baillon pour faire taire notre secrétaire et s’attaquer par la même aux libertés syndicales.
La CGT réaffirme qu’elle ne se laissera pas bâillonner et continuera à défendre les droits des travailleurs individuellement et surtout collectivement. La main mise du patronat sur les médias dont la concentration a atteint un niveau inédit dans le pays, n’empêchera pas la CGT de porter ses combats en utilisant tous les juridiques moyens à sa disposition ou par toute action syndicale.
Sur le plan national, la CGT dénonce le vote favorable, le mardi 9 décembre dernier, des 247 parlementaires pour l’adoption d’un PLFSS toujours austéritaire qui prévoit des coupes de plusieurs milliards d’euros dans les hôpitaux, l’exclusion d’un million et demi de travailleurs du mécanisme d’affectation longue durée et la limitation de la durée des arrêts maladies. Pour financer les dépenses de sécurité sociale à la hauteur des besoins, la CGT revendique :
• La suppression progressive des 80 milliards d’euros d’exonérations de cotisations sociales dont 5,5 milliards qui ne sont pas compensés par l’État et qui participent aux trappes à bas salaires ;
• La mise en place d’une véritable égalité salariale femmes-hommes : au minimum 6 milliards d’euros ;
• L’élargissement de l’assiette des cotisations pour y intégrer toutes les primes, l’intéressement et la participation : 4,4 milliards d’euros ;
• L’augmentation du forfait social sur les dividendes (alignement sur les cotisations dites patronales) : 10 milliards d’euros minimum ;
• La lutte contre le travail illégal : manque à gagner de 6 à 8 milliards d’euros de cotisations retraites…
La CGT déplore la suppression prévue par le PLF de 550 emplois à la DGFIP, qui va entraîner inexorablement une augmentation de la surcharge de travail et de nouveaux burn-out en conséquence.
Pourtant la DGFIP a publié le 8 décembre dernier un plan d’amélioration des conditions de travail et de prévention des risques suicidaires. Si celui-ci propose des pistes pour faire face aux conséquences de la souffrance au travail, aucune analyse des causes structurelles n’est esquissée. En effet la surcharge de travail, le manque d’effectif, la pression managériale et la recherche de la performance sont des causes déterminantes dans le mal être des agents.
Au même moment la France est devenu championne d’Europe des morts au travail. Plus largement dans le pays mais aussi à la DRFIP, les salariés subissent un management toxique qui impactent leur santé. Pour rappel l’OMS, en préambule de sa Constitution, donne la définition suivante : « La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité. ». C’est pourquoi la CGT vous demande d‘établir un plan de préservation de la santé, avec des mesures concrètes, pour l’ensemble des agents à présenter début 2026 lors d’un CSAL dédié.
Sur le plan local la CGT dénonce la présentation des restructurations de services après que celles-ci aient été mises en œuvre. La CGT vous demande le respect des règles de fonctionnement de l’instance dont vous avez la responsabilité de la mise en œuvre. La CGT exige la présentation pour avis avec un dossier complet avant la mise en œuvre effective des restructurations. La CGT vous demande de reporter le point sur les restructurations à un prochain CSAL pour lequel vous fournirez un dossier complet avec une fiche d’impact pour chacun des services concernés.
Par ailleurs la CGT dénonce le non-respect du formalisme habituel des PV, particulièrement pour celui du 22 mai dernier. Ainsi la CGT demande que le PV cite et différencie la prise de parole des élus et respecte ainsi le format attendu, notamment en retranscrivant les échanges et leur chronologie des échanges. La direction doit donc nous adresser un nouveau projet de PV du CSAL du 22 mai 2025 en respectant ces critères.
Enfin les agents des HCL revendiquent par la signature d’une pétition une prise en charge du temps de trajet nécessaire entre les HCL et le RAF pour permettre aux agents d’arriver sur place et bénéficier d’un repas chaud et équilibré. En effet les agents peuvent au plus tôt se rendre au RAF à 11h45 et doivent encore attendre pour être servis à cette heure d’influence importante. Ainsi compte tenu de ces facteurs leur pause méridienne dépasse largement les 45 minutes même en mangeant rapidement. La CGT demande donc une compensation horaire de 20 minutes pour permettre aux agents des HCL de se restaurer au RAF dans des conditions identiques aux agents travaillant sur place.
Article publié le 15 décembre 2025.